lundi 21 septembre 2009

रेबोइसेमेंट देस अन्सिएंनेस पर्सल्लेस दे कल्तुरे कोतोनिएरे अ बौस्सो (त्चाद)

1. Contexte et justification
Créée en décembre 2005, l’Association des Jeunes pour la Protection de l’Environnement (AJPE) vise à offrir un appui technique à la politique de protection de l’environnement élaborée par le Ministère de l’Environnement et de la Qualité de vie. En réponse à l’opération initiée par Wangari, l’AJPE propose le présent projet intitulé : « Projet de reboisement des anciennes parcelles de culture cotonnière à Bousso ». Il est un projet pilote faisant partie du programme dénommé : « Opération un Jeune un Arbre pour sauver le Sahel à travers le Tchad en 2008-2012».

La région de Bousso a été choisie pour la phase pilote. Bousso, ancien Royaume du Baguirmi et actuel chef lieu du Département de Loug-Chari (Chari Baguirmi), couvre une superficie d’environ 18000 km2, avec une population estimée à 110 000 habitants, soit 6 habitants au Km2 (dont 49% d’hommes et 51% de femmes) pour un taux de croissance annuelle de 2,50%[1]. Le taux de féminité ici élevé est dû à l’exode rural de la population masculine pendant les grandes périodes de sécheresse des années 70 et 80.

Le couvert végétal, sensible au feu de brousse et à la hache, est constitué des savanes herbeuse, arbustive, arborée et des galeries forestières. Il fait partie des localités les plus touchées par les sècheresses des années 70 et 80. La culture du coton a été introduite dans les années 20 et s`en est suivie, un peu plus tard, par la culture attelée. Une usine d`égrainage de coton a été installée dans les années 70 et, qui, suite à la guerre civile qu`a connu le pays, ne fonctionne plus aujourd’hui.

Cette nouvelle donne vient accentuer le phénomène de dégradation des ressources naturelles, déclenché un peu plus tôt par l`exploitation du bois de chauffe et l`agriculture itinérante.

Depuis, le départ des colons, aucune véritable action de reboisement n`a été menée. Même si dans le temps cela a été fait, il manque un mécanisme de suivi. Le couvert végétal de la région de Bousso offre aujourd’hui un paysage de désolation avec reliques végétales en lambeaux. En effet, de nombreux arbres ont été dessouchés pour le passage de la charrue et la culture du coton ne tolérant pas l`ombrage. Les écosystèmes deviennent de plus en plus vulnérables compte tenu de la croissance démographique actuelle. D’où la nécessité d’agir à présent avant que cette situation ne s’empire.

2. Objectifs
Le présent projet vise à contribuer à la survie des écosystèmes dans la région de Bousso. Il s’agit plus spécifiquement de :
- planter 100 000 arbres chaque année dans la zone du projet, soit un reboisement d’environ 300 000 m2 ;
- introduire des espèces locales sur les anciennes parcelles de cultures cotonnières avec le concours des groupements paysans réceptifs à l’innovation et à la vulgarisation des techniques agricoles nouvelles (jachères biologiques, agroforesterie, etc.) ;
- lutter contre les feux de brousse en soutenant les règles traditionnelles en vigueur ;
- promouvoir l’utilisation des foyers améliorés ;
- organiser et contrôler les coupes de bois pour les besoins domestiques ;
- associer les chefs locaux à la gestion du projet en étroite collaboration avec le Ministère de l’Environnement.

3. Population cible/bénéficiaire
Le projet profitera à plus de 100 000 habitants de la région de Bousso, en particulier les paysans dont le nombre s’élève à plus de 25 000. Ces derniers verront leurs terroirs restaurés, aménagés et gérés de manière durable. La gestion participative des ressources permettra aux bénéficiaires de s’approprier le projet.

4. Gestion du projet
Le maître d’ouvrage du présent projet est l’Association des Jeunes pour la Protection de l’Environnement (AJPE). Le maître d’œuvre est M. Constant MBAILASSEM, Géographe – Environnementaliste. Il se chargera de la conduite du projet jusqu’à la réalisation de ses objectifs. Il sera assisté dans ses tâches par un responsable de suivi et évaluation, d’un administrateur assistant, etc. (cf. annexes).

Les partenaires/bailleurs seront associés à la gestion du projet à travers leur appui technique, financier et matériel. La gestion financière du projet, la régularité des comptes et engagements se feront conformément aux procédures et règles du PNUE.

Après le démarrage, la mise à disposition des fonds par le PNUE se fera sur la base du bilan financier du trimestre écoulé et des rapports d’activités trimestriels.

5. Description des travaux à exécuter
1. Mise en place des pépinières dans les villages concernés. Ces pépinières doivent être localisées en fonction d’une couverture rationnelle sur l’ensemble des villages concernés.
2. Forage et construction des puits d’eau pour faciliter l’arrosage des plants, en s’appuyant sur la capacité et la volonté des paysans à gérer leurs ressources.
3. Etablissement d’un partenariat permanent avec les techniciens formateurs des Eaux et forêts avec une possibilité d’intervention durable. La grandeur moyenne des pépinières pour la plantation est estimée à 100 000 arbres/300 000 m2.
4. Protection des plants par des clôtures en grillage renforcées par des clôtures d’épineux.
5. Fabrication de deux cuves de réserve d’eau de 1 000 litres chacune.
6. Formation et suivi des pépinières. Cette tâche sera confiée à deux techniciens des Eaux et forets, affectés au projet et au personnel animant et encadrant le projet.
La liste des espèces à planter est la suivante : acacia albida, acacia nilotica, Eucalyptus camaldulensis, parkia biglobosa, khaya senegalensis, prosopus africana, etc.
7. Protection des plants. Il s’agira de protéger les jeunes plants contre les feux de brousse, les termites, les insectes et le bétail. D’où la nécessité de prévoir un investissement important en vue de garantir une protection soutenable avec un taux de perte de 5%.
- Protection contre les animaux : fabrication des cercles de fil d’acier d’un mètre de diamètre et d’un mètre de haut autour de chaque plant et une clôture d’épineux pour l’ensemble des aires reboisées.
- Protection contre les feux de brousse. Elle s’appuie sur les pratiques traditionnelles de pare-feu ou coupe-feu utilisées par les paysans.
- Protection contre les termites : traitement régulier des plants ; achat de pulvérisateurs et d’insecticides pour les pépinières et les zones de reboisement villageois (ZRV).

6. Stratégies
Le projet s’intègre dans le processus global d’autopromotion et de développement communautaire avec des actions suivantes :
- animation auprès des groupements paysans existants ;
- incitation à l’utilisation des foyers améliorés ;
- les bénéficiaires directs du projet sont les communautés rurales de Bousso. Elles apportent leur travail et une participation effective aux objectifs du projet ;
- le projet part de l’animation et s’appuie sur les initiatives et stratégies villageoises ;
- le projet apporte les moyens techniques nécessaires aux communautés décidées à lutter contre la désertification par le reboisement et l’amélioration des sols.

Les stratégies sus-mentionnées ont prouvé leur efficacité dans certains pays du Sahel notamment le Burkina Faso, le Sénégal et le Mali.

7. Chronogramme des activités
Première phase : Préparation du projet
Dates/Activités
Juin-Juillet09:COLLECTE DE DONNEES
Aout09-Sept09: TRAITEMENT DES DONNEES
Oct.-Nov.09: Elaboration et validation du projet
Dec09-Fev.10:relecture par le comite scientifique
Mars10:lancement officiel et recherche de financement

Deuxième phase : Exécution du projet
Dates/Activités
Avril-Mai-Juin10: mise en oeuvre du projet et achat du materiels
Août10-Mars11: deroulement du projet

8. Financement et Budget du projet
Le coût total du projet s’élève à 337 133 000 FCFA soit 749,185 $ US. La part des communautés rurales de Bousso est de 78 925 000 FCFA soit environ 2 4% du financement global (cf. tableaux). Le reste du financement (258 208 000 FCFA soit (573, 796 $ US) est à la charge du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).
9- Suivi et évaluation du projet
Le suivi -évaluation est assuré par un démographe spécialiste des programmes et projets. Le suivi du projet se fera à travers la collecte et l’analyse des données ; et les visites de suivi sur le terrain (une fois par trimestre). Ces visites ont pour objectifs : (i) de relever les forces et faiblesses de l’exécution sur les plans technique et opérationnel ; (ii) d’identifier des besoins d’appui technique ; (iii) de prendre des décisions sur des actions correctives face aux problèmes rencontrés.

Un rapport annuel de projet (RAP) sera élaboré deux mois avant la revue annuelle du projet. Il fait le point des activités au plan de la substance, au plan administratif et financier en soulignant les problèmes et difficultés rencontrés. Il fait également point des performances du projet et de sa contribution à la réalisation des objectifs visés.

La revue finale du projet interviendra à la fin du projet sur la base du rapport final de projet (RFP). Elle formule des recommandations pour la clôture du projet qui devra intervenir dans les deux mois suivant la tenue de la revue finale.

Une évaluation externe est envisagée par le projet. Celle-ci peut être conduite par un consultant de PNUE. Des mesures seront prises de manière à faciliter le travail de ce dernier au sein du projet.

Les équipements acquis dans le cadre du projet feront l’objet d’un inventaire annuellement et en fin de projet. Ce matériel reste la propriété du PNUE jusqu’à la fin du projet où une décision sera prise quant à leur destination finale.

11- Hypothèses et risques
Comme dans toutes les entreprises humaines, le risque zéro n’existe pas. Il en est de même pour le présent projet. Caractérisée par la présence des paysans pratiquant la culture sur brûlis itinérante, la zone de projet peut probablement être sujette au feu de brousse, principal moyen de défricher les étendues cultivables. Par conséquent, cette pratique pourrait nuire les jeunes plants et dévorer les aires reboisées. Aussi, faut-il ajouter les risques liés au nomadisme pastoral pouvant présenter des dangers pour l’entretien des arbres.

En effet, le projet s’engage à prendre des mesures nécessaires pour parer à tous ces problèmes.

10- Annexes
Pièces jointes :
- copie de la légalisation de l’AJPE ;
- référence du maître d’œuvre du projet ;
- référence du chargé de suivi et évaluation interne.

NB: le budget detaille et le chronogramme des activites se trouvent dans le document plan detaille du projet.

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